Autres observations      

 2003 

 

   Fidélité   

En 1998 nous avons visité un site ou les Circaètes étaient connus nicheurs depuis plus de 10 ans. Il s'agissait d'une parcelle relativement petite mais composée de très vieux et très grands pins (hélas coupés après la tempête de l'hiver 1999).
Lors d'une visite en août 1999 nous y avions constaté à nouveau la présence d'oiseaux, et une grande plume sous un ancien nid. Mais nous n'avions pas réussi à voir de jeune volant cette année là.

En début de saison 2003 un Circaète cerclait à relativement faible hauteur, pas loin de ce qui restait de ce magnifique bois (arbres de plus de 80 ans, mesure faite sur les souches).
Par la suite Jean-Pierre a trouvé le nouveau nid : il était situé à environ 1000 mètres de l'ancien bois où ils avaient coutume de nicher avant 1998, soit une fidélité de plus de 15 ans à cette zone

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   « Qu'est-ce que t'as vu ? »   

En début de saison (16/03/2003) je suis en haut d'un grand tas de bois coupé, entre deux zones de nidification proches. J'observe longuement un Circaète en vol de chasse, je suppose qu'il est dans 'sa' zone, il dérive lentement, en enchaînant des postes fixes, puis arrive à environ 200 m du nid 2002, sur une zone dégagée qui longe un pare-feu.
Il interrompt son vol stationnaire pour descendre, en deux paliers successifs, et il touche presque le sol, mais s'arrête peu avant et remonte aussitôt, en battant des ailes car l'air porte peu.
Surgissant 'de nulle part' arrive alors un autre Circaète, qui semble lui foncer dessus en un vol battu énergique !

Je m'attends à un conflit entre un Circaète 'local' qui chasserait un intrus, mais en fait il ne l'agresse pas, tourne autour de lui... Ils remontent tous les deux, font une séance de vol surplace pratiquement côte à côte.

Puis le couple se sépare à nouveau, chacun reprenant de l'altitude ...

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   Bain de sable   

Dimanche 22/06/2003, vers 13h, beau, très chaud (38°).

Circulant en voiture sur une piste, nous arrivons à l'intersection avec une autre, sableuse, bordée d'une ligne électrique moyenne tension, au milieu d'une grande lande. Nous apercevons un Circaète perché sur l'un des pylônes, de dos, en train de se toiletter. Nous arrêtons le moteur et restons à l'intérieur de la voiture, car la distance (mesurée par la suite) est assez courte : 300 m.

Le Circaète nous "ignore" totalement, il est tout à sa toilette, et nous l'observons pendant environ vingt minutes, dans de très bonnes conditions d'éclairage.
Tout à coup il descend se poser sur le sable de la piste, à quelques mètres sous son perchoir, et reste debout un instant sur ses pattes. Puis il se couche tranquillement au sol et ne bouge plus, comme s'il "couvait" ; il y restera plus de quinze minutes.
A moment donné il ouvre un peu ses ailes, puis se remet debout sur ses pattes pour une autre courte séance de toilettage, et finit par s'envoler, avec plusieurs amples battements d'ailes (pas de vent).

Après son envol il a cerclé un peu au-dessus de nous (sortis de la voiture) puis il s'est dirigé vers un point précis dans le ciel (qui nous était masqué par un rideau de pins), a entamé un vol en feston et poussé un petit cri ( kiyiouk' !). Après avoir disparu un moment de notre vue il est revenu nous survoler à hauteur moyenne.

Nous sommes allés voir l'endroit où il était descendu mais n'avons rien noté de particulier, à part un petit duvet ...


 

 2004 

 

   Début de saison   

le 7 mars nous avons déjà assisté à un conflit territorial, un Circaète en chassant un autre hors de sa zone de nidification 2003 (vol "vautour" + cris).
45 minutes plus tard et deux kilomètres plus loin, à la frontière de deux autres territoires nous avons assisté à un vol "en feston" d'un Circaète relativement bas.
 
Plus tard dans l'après-midi un autre couple cerclait assez bas dans la zone du nid 2003 (apparement toujours en place dans les solides branches d'un très gros pin).
Les deux Circaètes étiraient parfois les ailes très grand, comme lors d'un conflit territorial (vol "vautour"), en émettant des petits cris, mais les oiseaux ne semblaient pas se poursuivre, ils volaient ensemble tranquillement dans leur zone.
L'un deux est alors descendu se poser directement sur le nid, l'autre l'a rejoint, le premier à aussitôt redécollé...
Le second oiseau est resté quelques minutes sur le nid puis a rejoint l'autre, et ils ont dérivé lentement au loin.

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   Déjeuner dans le Blayais     (par Marie-Françoise)

A St Ciers-sur-Gironde, le 17 mars 2004, le recensement des Busards nicheurs des marais du Blayais nous a conduits à une très belle observation de Circaète Jean-le-blanc aux environs de 14h30. Il s'agissait en fait pour ma part de la première observation de la saison et pour les trois observateurs réunis de la première observation de la journée.

Au nord de la route des Callonges, j'ai d'abord aperçu un rapace très clair cerclant à basse altitude au-dessus des nombreux lacs de tonne et roselières en qui j'ai vite reconnu le Circaète; le long serpent qui pendait de son bec, très probablement une fine couleuvre, tentait de se dégager de l'étreinte mortelle pendant que le rapace continuait son ascension et dérivait vers le sud; il acheva finalement le serpent après l'avoir dégagé de son bec puis transpercé de ses serres. Très vite au-dessus d'un bois avec sa proie, l'oiseau placide fut attaqué ensuite par une Buse qui paraissait si petite à côté de lui. Le Circaète avala progressivement la couleuvre en commençant par la tête puis glissa un peu plus vers le sud à altitude moyenne.
Pas plus de 7 à 8 minutes s'étaient écoulés en tout et pour tout depuis l'apparition du rapace dans les airs. m.-f. c.

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   Petite pause   

Le 3 avril vers 13h nous sommes sur une piste en pleine nature lorsque nous voyons descendre au sol assez rapidement un Circaète. Nous nous rapprochons, et le voyons s'envoler peu après, le jabot ne semble pas gonflé, l'oiseau s'élève et reprend un vol de chasse. Il vient assez près de nous, se laissant observer un long moment, il enchaîne une successions de vols surplace dans une zone très dégagée sur une vaste surface (lande à Molinie, très jeunes semis de pins, coupes rases nettoyées).
 
Lorsqu'il amorce tout à coup une "descente en parachute" nous le suivons des yeux, et après être descendu il plane quelques secondes au dessus d'une lisière de jeunes pins (env. 3 à 4 mètres de haut, 5 à 6 ans d'âge), et dans le mouvement il se perche sur l'un d'eux et reste posé pendant deux trois minutes.
Puis il descend au sol, nous le perdons de vue quelques instants, et il s'envole à nouveau pour reprendre une série de vols surplace.
 

Et quelques minutes plus tard il recommence la même séquence presque au même endroit : descente jusqu'au niveau des pins, vol surplace, descente des pattes, petite pause sur un jeune pin, descente au sol, et envol deux/trois minutes plus tard, pour reprendre son vol de prospection aérienne...

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